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Comment avoir une maison autonome ? Energie, eau, prix… On vous dit tout

Par envie dindépendance énergétique, parce que les prix des fournisseurs sont trop chers ou pour mieux consommer, l’autoconsommation a la côte. En France, ce sont plus de 440 000 installations en autoconsommation recensées à la fin de l’année 2023. Ça représente 2256 MW en puissance installée. Enedis constate d’ailleurs une hausse significative des installations : plus de 80% entre 2022 et 2023.

Mais peut-on pousser l’autoconsommation à son paroxysme, et devenir 100% autonome, voire vivre en autarcie ? Le passé nous a prouvé que c’était évidemment possible. Mais au XXIème siècle, peut-on revenir à une vie plus proche des ressources naturelles ? Dans ce guide, on passe tout au crible : l’énergie, l’eau, les matériaux, les prix… La maison autonome n’aura plus de secret pour vous.

Qu’est-ce qu'une maison autonome ?

On dit qu’une maison qu’elle est autonome quand elle produit l’énergie dont elle a besoin pour fonctionner normalement. On parle également de bâtiment à énergie zéro. Les maisons autonomes sont spécialement conçues pour profiter un maximum des ressources naturelles à disposition. Par extension, une maison et le foyer qui la compose peut également être autonome en nourriture, que ce soit au niveau des fruits et légumes, mais également au niveau des produits d’origine animale. L’autarcie est la forme ultime d’autonomie : un foyer peut vivre sans apport extérieur et consomme l’énergie, l’eau et la nourriture sur place.

L’autonomie démarre souvent par une réflexion sur ses propres usages en énergie.

Si vous ne voulez pas vous investir à fond dans un projet de construction, investissez dans l’énergie verte. 

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Comment avoir une maison autonome ?

Que vous soyez dans une perspective de rénovation ou de construction, la base de la conception d’une maison autonome est la même : la planification et la réflexion. Vous aurez besoin d’un architecte pour vous aider sur différents dossiers :

  • L’orientation de la maison
  • L’isolation de la maison
  • La place des fenêtres, des baies vitrées, des puits de lumière
  • La place des systèmes d’aération et de transport d’air chaud et froid
  • Les meilleures astuces de structure et de matériaux pour le confort thermique
Il faudra également réfléchir, dans l’idée d’une rénovation, si le coût des travaux ne dépasse pas les coûts de la construction d’une nouvelle maison !

Comment avoir une maison autonome en énergie ?

Avoir une maison autonome en énergie signifie obligatoirement un production d’électricité en autonomie. C’est une notion primordiale qu’il faut avoir en tête, surtout si vous comptez rénover une maison qui auparavant était au gaz. Il faudra changer toutes les tuyauteries, tous les chauffages et le chauffe-eau.

Pour produire sa propre électricité verte, plusieurs techniques peuvent être mises en place :

  • Les panneaux photovoltaïques, qui captent les rayons du soleil et les transforment en énergie électrique.
  • Les mini éoliennes, qui transforment les courants aériens en électricité.
  • Les mini centrales hydrauliques, à installer sur un cours d’eau à proximité de l’habitation.

Éolienne ou panneau solaire ? Panneau solaire et mini centrale hydraulique ? Peu importe le moyen que vous voulez mettre en place, voici quelques aspects à prendre en compte :

  • Pour atteindre un bon niveau de production d’énergie, il vous faudra investir des sommes conséquentes. Calculez la rentabilité et le retour sur investissement.
  • Pour assurer une mise en œuvre conforme, il vous faudra l’aval de votre Mairie – par l’intermédiaire de permis de construire – et respecter les contraintes spécifiques à chaque installation.
  • Pour éviter trop de latence due aux intermittences d’énergie, il faut aussi accepter que certaines solutions ne sont pas assez adaptées à votre logement. Les outils qui produisent de l’énergie renouvelable sont fortement dépendants des conditions météorologiques.

Pour se chauffer à moindre coût, rien de mieux que les rayons du soleil. Encore faut-il pouvoir les exploiter correctement. Et là, la conception de votre logement est primordiale :

  • Vous construisez, et prenez en compte l’exposition au sud pour les grandes ouvertures, et ouvrez peu ou pas les murs exposés au nord. C’est toute la spécificité des maisons solaires passives.
  • Vous rénovez, et vous adaptez au mieux votre habitat, en posant des panneaux solaires.

Une autre solution pour se chauffer à moindre coût reste la méthode “à l’ancienne”, avec un poêle à bois ou son pendant plus technologique, des poêles à pellets ou à granulés. Ces méthodes peuvent même se penser à plus grande échelle en chaudière biomasse, qui permet de produire de la chaleur et de l’eau chaude.

Dernier conseil : brisez les codes de la maison rectangulaire ! De nombreuses maisons autonomes sont construites en octogone ou rond, pour profiter pleinement de la course du soleil.

Quelles solutions pour être autosuffisant en eau ?

L’autosuffisance drastique en eau est bien plus compliquée à mettre en place que l’autoconsommation d’électricité. Même si le postulat d’être autosuffisant en eau vient souvent avec un usage raisonné de la ressource, encore faut-il que la ressource soit disponible. Si vous avez de la chance, de l’eau coule dans votre propriété, en extérieur ou en souterrain. Cette eau pourrait a minima être utilisée pour l’entretien extérieur, voire les usages ménagers – hors la cuisine et la toilette. Pour des usages alimentaires, il faudra vous assurer que l’eau est potable.

Les récupérateurs d’eau sont un moyen plus accessible, mais il doit pleuvoir fréquemment pour remplir les réserves. Si on considère la consommation moyenne d’eau par jour pour un Français – 149 litres -, et les capacités d’un récupérateur d’eau – entre 300 et 500 litres -, le calcul est vite fait et les ressources trop faibles pour être autosuffisant.

Quels matériaux utiliser pour construire une maison durable ?

La première question à se poser, dans une optique de durabilité, c’est : quelles sont les ressources à ma portée ? Pour ça, rien de mieux que de faire une petite étude des environs, et de voir la dominante caractéristique des habitations. Brique, bois, pierre … Vous serez vite fixé. Si on rentre dans le détail, privilégiez le bois pour la structure de votre habitat. L’acier peut apparaître comme écologique, parce que recyclable à l’infini, mais sachez que l’industrie de l’acier est une des plus polluantes au monde. En termes d’isolation, la paille, le liège voire la laine de mouton sont très performants.

Complétez votre habitat avec du chanvre – utilisé en “béton” lorsqu’il est mélangé à de la chaux -, de la terre crue ou de la brique. Pour le toit, l’ardoise, le chaume ou le bois peuvent donner du cachet à vos pentes. Pour un toit plat, pensez à la végétalisation pour exploiter toutes les surfaces de votre habitation.

Quel est le prix d’une maison autonome ?

Pour construire une maison autonome, il faudra mettre la main au portefeuille. On considère que ce genre d’habitation représente un surcoût de 20 à 30% par rapport à des habitations traditionnelles. Selon les sources, les échelles de valeur diffèrent : on estime entre 1500 et 3000€/m2.

Le prix d’une maison autonome dépend de tellement d’éléments : les matériaux utilisés, les technologies intégrées, les corps de métier impliqués. Il faut aussi considérer le retour sur investissement : une fois toutes les installations mises en place, vous ne dépendrez plus de personne, ni des fluctuations du marché de l’énergie. L’économie au long cours est donc non négligeable.

La réponse facile serait de dire “sur internet”. Mais il y a à boire et à manger, comme pour toute recherche de prestataires. Notre conseil serait plutôt de commencer votre recherche par des écoquartiers autour de chez vous et d’aller questionner directement les habitants !

Vous pouvez aussi contacter votre mairie, pour être mis en relation avec des propriétaires de maisons autonomes déclarées. Votre architecte pourra également vous aiguiller sur des prestataires, en fonction de vos sensibilités.

Certains sites spécialisés vous proposent des solutions clés en main, comme Hoummi, La Petite Maison Verte ou Ma Maison Autonome. N’hésitez pas à les contacter et à comparer les devis. L’avantage du clé en main : une solution éprouvée et une rapidité de mise en œuvre par la gestion de A à Z du chantier. Le désavantage ? Vous n’aurez peut-être pas la maison qui vous ressemble.

Avis sur les maisons autonomes : est-ce que ça vaut le coup ?

Les avantages

  • Une production d’énergie à la maison, sans dépendance des fournisseurs et des prix de l’énergie
  • Une faible empreinte environnementale
  • Une utilisation optimale des ressources disponibles
  • Un retour sur investissement positif

Inconvénients

  • L’intermittence des moyens de production d’électricité
  • L’autonomie totale est plus compliquée, notamment à cause de l’eau
  • Le coût de mise en place supérieur à un habitat conventionnel

Une maison 100% autonome, est-ce vraiment possible ?

L’autoconsommation en matière d’énergie est déjà une réalité, mais l’autonomie en termes d’eau est bien plus compliquée à mettre en place. C’est possible, mais ça demande des efforts considérables et un changement fondamental de mode de vie. Cependant, si vous vous posez la question, c’est que vous avez déjà fait un cheminement conséquent et que vous avez bousculé certaines habitudes de consommation.