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Autoconsommation 13 min de lecture

L’autoconsommation avec des panneaux solaires : est-ce que ça vaut le coup ? Comment débuter ?

L’autoconsommation grâce aux panneaux solaires consiste à consommer dans son domicile l’énergie que l’on produit. Si cela est possible avec d’autres sources comme l’eau, la chaleur ou le vent, l’énergie solaire est la plus accessible et la plus facile à mettre en place. À la fin de l’année 2022, on recensait en France environ 600.000 installations photovoltaïques. Cela représente une hausse de 20% par rapport à l’année précédente.

L’autoconsommation comporte énormément d’avantages. Elle permet en premier lieu de réduire ses factures énergétiques de façon significative (environ 40%). Elle constitue également un geste significatif pour la planète, dans la mesure où l’électricité est produite à partir d’une énergie renouvelable et non polluante.

Pour s’inscrire dans une démarche écologique totale et limiter votre impact sur la nature, faites le choix d’un fournisseur d’énergie renouvelable pour couvrir l’ensemble de vos besoins au-delà de votre production autonome. Estimez vos mensualités !

A savoir : l’offre ilek est sans engagement !

En septembre 2022, on dénombrait en France 208.000 installations d’autoconsommation individuelles. Il s’agit d’un chiffre en très nette progression, puisqu’il n’y en avait que 108.000 en mars 2021.

C’est quoi l’autoconsommation photovoltaïque ?

Les panneaux solaires photovoltaïques produisent de l’électricité grâce à l’action des rayons du soleil. On parle d’autoconsommation lorsqu’un foyer consomme l’électricité qu’il a lui-même produite. On retrouve souvent dans le langage courant la notion de panneaux solaires, mais il existe plusieurs différences :

  • Le panneau solaire photovoltaïque fabrique de l’électricité grâce à la lumière solaire.
  • Le panneau solaire thermique fournit de l’eau chaude dans la maison, en transformant les rayons du soleil en chaleur – on parle aussi de chauffage solaire.

Ces deux types de panneaux n’ont donc ni le même fonctionnement ni le même rôle. Leurs durées de vie diffèrent également, puisque celle des photovoltaïques est de 30 à 35 ans, alors que pour les thermiques, elle se situe aux alentours des 20-25 ans.

L’autoconsommation totale

Avec l’autoconsommation totale, l’intégralité de la production électrique des panneaux photovoltaïques est consommée. Mais cela ne signifie pas pour autant que tous les besoins électriques de la maison sont assurés par les panneaux.

Il faut donc être relié au réseau électrique traditionnel, qui prend le relais lorsque la production est insuffisante : c’est le cas lorsque le temps est nuageux et naturellement la nuit. Il existe un système où des batteries permettent de stocker l’électricité produite par les panneaux pour ensuite l’utiliser lorsque l’ensoleillement fait défaut. L’idée est séduisante sur le papier, mais elle est très coûteuse.

Type de batteries Prix* Durée de vie
Lithium Entre 800 et 1000 € Supérieure à 10 ans
Plomb ouvert Entre 100 et 300 € Entre 3 et 5 ans
Gel Entre 200 et 500€ Entre 6 et 10 ans
AGM Entre 200 et 250€ Environ 4 ans
* Prix donnés à titre indicatif et récoltés en mai 2024

La durée de rentabilité de l’installation est considérablement rallongée, et le retour sur investissement est même loin d’être garanti. Ceci est valable quel que soit le type de panneaux solaires installés : 300Wc, 1000Wc, 3000Wc ou 6000W. Cette solution est à considérer pour les logements situés dans des zones très isolées, où il est impossible d’être raccordé au réseau classique de distribution.

L’autoconsommation partielle

L’autoconsommation partielle, également appelée autoconsommation avec vente du surplus, consiste à revendre l’excédent d’électricité produite quand on ne la stocke pas. C’est notamment le cas lors de belles journées ensoleillées et que la consommation dans le logement n’est pas excessive : on produit davantage d’électricité que l’on en utilise. 

Dans ce cas de figure, il existe un lien contractuel entre le particulier et EDF Obligation d’Achat Solaire (certains fournisseurs alternatifs sont également en mesure d’acheter l’excédent d’électricité). Le tarif de rachat photovoltaïque est défini chaque année par l’État, et il reste inchangé durant toute la durée du contrat. Lorsqu’il existe un excédent d’électricité, EDF est obligé de l’acheter. L’énergie récupérée est introduite dans le réseau et elle bénéficie aux habitations situées à proximité.

Puissance de l’installation

Prix d’achat (Vente totale)

Prix d’achat (Vente du surplus)

≤ 3 kWc


0,1430 €/kWh


0,1301 €/kWh

> 3 et ≤ 9 kWc

0,1215 €/kWh

0,1301 €/kWh

> 9 et ≤ 36 kWc

0,1355 €/kWh

0,0781 €/kWh

Aujourd’hui, quatre Français sur cinq qui installent des panneaux solaires photovoltaïques se tournent vers l’autoconsommation avec vente du surplus. Les avantages sont nombreux : 

  • Diminuer les dépenses énergétiques récurrentes.
  • Générer des revenus complémentaires grâce à la vente du surplus.
  • Gagner en autonomie vis-à-vis du réseau d’électricité.
  • Rentabiliser plus rapidement la dépense liée à l’installation.

Être éligible à des aides financières, ce qui n’est pas le cas avec l’autoconsommation totale.

Peut-on viser une autonomie totale en électricité ?

Une maison totalement autonome en électricité signifie qu’elle est indépendante du réseau et qu’elle n’y est pas reliée. Pour un particulier qui dispose déjà de son habitation, c’est un objectif qui relève de l’impossible.

Il est envisageable en revanche de construire une maison autonome. Pour cela, il est impératif de connaître avec exactitude ses besoins en consommation, afin que les panneaux soient installés en nombre suffisant. Un foyer autonome demande des équipements supplémentaires, et comme évoqué un peu plus haut, la question du stockage est cruciale.

Aujourd’hui, il faut avoir conscience qu’une maison autonome demande un mode de vie différent de celui auquel sont habitués la plupart des Français. La chasse au gaspillage (qui devrait concerner tous les foyers) est une priorité absolue.

Comment installer des panneaux solaires dans sa maison ?

Se lancer dans l’autoconsommation est à la portée de tous. Il faut avant tout faire preuve de méthode, et ne surtout pas négliger la phase préparatoire à l’installation pour optimiser le rendement des panneaux solaires

1. Estimer le nombre de panneaux et la puissance nécessaire de l’installation

Il s’agit d’une étape cruciale dans le cadre de l’installation de panneaux solaires pour la maison. Il est nécessaire de la peaufiner jusque dans les moindres détails. Une installation est d’autant plus rentable qu’elle a été bien calibrée. Quel est le taux d’ensoleillement de la zone géographique où vous habitez ? Quelles sont vos habitudes de consommation ? Utilisez-vous l’essentiel de votre électricité en journée ?

Le choix du matériau

En ce qui concerne le choix des panneaux solaires, ceux conçus à base de silicium sont les plus courants. On distingue les panneaux monocristallins et polycristallins

  • Les panneaux monocristallins sont plus onéreux à l’achat, mais leur rendement est meilleur, même lorsque l’ensoleillement n’est pas total. Reconnaissables à leur couleur noire, ils sont adaptés aux zones plutôt situées au Nord, là où la météo est moins clémente.
  • Les panneaux polycristallins sont de couleur bleue et contiennent plusieurs cristaux de silicium. Leur rendement est moins important, mais le rapport qualité / prix reste qualitatif.

Il existe également sur le marché des panneaux solaires amorphes, dont l’efficacité est moindre. Ils se présentent sous la forme de rouleaux car ils sont souples et légers. Ces panneaux peuvent être facilement installés sur tous les types de toits, sans aucun risque pour leur structure. Enfin, les tuiles solaires ont fait récemment leur apparition sur le marché et affichent un rendement intermédiaire entre les panneaux amorphes et ceux en silicium.

Quelle puissance pour les panneaux solaires photovoltaïques ?

La puissance des panneaux solaires s’exprime en Wc, c’est-à-dire en Watt Crête. Cela indique la puissance maximale produite dans des conditions normales. Cette notion, que l’on retrouve aussi sous le nom de Watt Peak, permet de comparer les panneaux entre eux. Un panneau solaire produit en moyenne moins que l’indication fournie en Watt Crête, qui est un maximum. On estime que la production est de l’ordre de 75% du Wc indiqué.

La puissance dépend également d’autres facteurs : l’orientation à privilégier est logiquement le sud, alors que l‘inclinaison idéale est de 30°. Les zones ombragées doivent être évitées.

Puissance du Panneau

Production annuelle

3 kWc

Entre 2700 et 4700 kWh

6  kWc

Entre 5400 et 8400 kWh

9  kWc

Entre 8100 et 12 600  kWh

36  kWc

Entre 32 400 et 50 400  kWh

100  kWc

Entre 90 000 et 140 000  kWh

200  kWc

Entre 180 000 et 280 000  kWh

500  kWc

Entre 450 000 et 700 000  kWh

2. Faire une demande auprès de sa Mairie

Cela fait partie des démarches à accomplir pour installer des panneaux solaires. Une autorisation d’urbanisme est indispensable. Celle-ci est délivrée par la Mairie de la commune où se situe la maison, après une déclaration préalable de travaux. Si le particulier en fait la demande, un certificat de non opposition peut être délivré.

3. Souscrire un contrat en cas de vente du surplus

C’est la Commission de Régulation de l’Énergie qui détermine le prix auquel EDF rachète l’électricité solaire. Une fois déterminé entre le particulier et EDF, ce prix est fixe durant vingt ans. La puissance de crête de l’installation a une influence sur le prix d’achat proposé.

Pour pouvoir vendre son électricité à EDF, certains critères doivent être respectés

  • Un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) doit  installer les panneaux solaires.
  • L’installation ne doit pas avoir une puissance de crête supérieure à 500 kWc. Pour un particulier, la puissance se situe habituellement entre 3 et 9 kWc.
  • En cas de pose sur un toit, les panneaux doivent être placés parallèlement au plan.
  • Les panneaux ne peuvent pas être installés directement sur le sol.

Si toutes les conditions sont réunies, il faut joindre EDF OA pour mettre en place un contrat.

4. Faire une demande de raccordement spécifique à Enedis

L’objectif est qu’Enedis s’assure que le réseau qu’utilise votre maison est capable de supporter l’introduction d’électricité supplémentaire (celle produite par le foyer). Parfois, aucune modification n’est nécessaire. Le réseau peut en revanche être renforcé, ou bien votre puissance de compteur augmentée.

5. Mettre en service l’installation

La mise en service de l’installation ne peut être faite que si un professionnel compétent atteste de sa validité vis-à-vis de la réglementation en vigueur. Un certificat de conformité, appelé Consuel, est alors délivré

Un agent Enedis doit également se rendre sur le lieu d’habitation avant la mise en service. Cette visite ne peut avoir lieu que si le Consuel lui a été préalablement présenté. Enfin, l’installation photovoltaïque doit être assurée au titre de la responsabilité civile. 

Quels prix pour poser des panneaux solaires chez soi ?

Les prix des panneaux solaires ne sont pas uniformes. Tout dépend de leur technologie et de leur puissance. En moyenne, il faut compter entre 700 et 1000€ par mètre carré pour un panneau d’une puissance de 3 kWc. La pose des panneaux faite par un professionnel représente la part la plus importante du budget. Là aussi, tous les chantiers ne sont pas équivalents : certains sont plus vastes que d’autres, ou plus complexes. Le coût se situe dans une fourchette très large, allant de 3000 à 20.000€.

Quelles sont les aides financières pour l’autoconsommation ?

Dans le cadre de la transition énergétique, l’État encourage les particuliers à investir dans des installations plus respectueuses de l’environnement, et plus précisément les panneaux solaires photovoltaïques. Parmi les aides pour l’installation de panneaux, le dispositif le plus avantageux est la prime à l’autoconsommation photovoltaïque, qui dépend de la puissance des panneaux :

Puissance

Prime

≤ 3 kWc

350 €/kWC

> 3 et ≤ 9 kWc

260 €/kWC

> 9 et ≤ 36 kWc

200 €/kWC

> 36 et ≤ 100 kWc

100 €/kWC

Depuis 2023, le versement de cette prime s’effectue en une seule fois pour l’ensemble des installations ayant une puissance inférieure ou égale à 9 kWc.

Le versement de cette prime est sujette à plusieurs conditions :

  • La puissance maximale pour en bénéficier est de 100 kWc.
  • Seuls les dispositifs d’autoconsommation avec vente du surplus (ou vente totale) sont éligibles.
  • La pose doit avoir été faite par un artisan RGE.

Des aides locales peuvent également exister pour aider à la rentabilité des panneaux solaires. Il faut se rapprocher de sa Mairie pour prendre connaissance des dispositifs en vigueur. Un taux réduit de TVA à 10% est appliqué lors des travaux nécessaires à la pose des panneaux. Il faut cependant que l’habitation soit achevée depuis plus de deux ans et que la puissance des panneaux n’excède pas 3 kWc. 

Les questions fréquemment posées

Le panneau solaire thermique utilise le soleil pour produire de la chaleur et de l’eau chaude. Le panneau solaire photovoltaïque utilise la lumière solaire pour produire de l’électricité. 

Une batterie pour panneaux solaires permet de stocker l’électricité. Lorsque la production est supérieure à la consommation, l’excédent peut ainsi être conservé pour être utilisé ultérieurement.

Le kit solaire permet à moindre coût de produire sa propre électricité. Facile à mettre en place, il permet de réduire ses factures électriques. Il n’est pas en revanche suffisant pour fournir toute l’électricité d’une habitation, dans des conditions normales d’utilisation.

Pour une maison neuve de 100m2, on estime qu’une dizaine de panneaux doivent être posés sur le toit pour couvrir en moyenne les besoins quotidiens. Cela représente une surface de 20m2 environ.

Si on considère une maison neuve d’une surface comprise entre 100 et 150 m2, la puissance minimale recommandée est de 3000 Wc au total. Ceci ne tient pas compte de la présence d’équipements spéciaux comme une piscine chauffée ou une climatisation globale du logement.