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L’origine de l’électricité en France

L’électricité, pilier de notre société moderne, joue un rôle essentiel dans la vie quotidienne des citoyens français. Au fil des années, notre dépendance à cette forme d’énergie n’a cessé de croître. Mais d’où provient cette électricité qui alimente nos vies et propulse notre économie ?

En bref :

  • En 2022, le nucléaire représente 63% de la production d’électricité, suivi par l’hydraulique (11%), le gaz (10%) et l’éolien (9%). Le solaire, thermique renouvelable, fioul et charbon ferment la marche, chacun sous la barre des 5%.
  • La production à son plus bas niveau depuis 1992, la faute aux retards pris dans les maintenances du parc nucléaire et hydraulique suite au CoVID. 
  • La diminution de production a obligé la France à devenir importatrice nette d’électricité, pour la première fois depuis 40 ans. Elle a principalement importé de l’électricité de Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique et Espagne. 

D'où vient l'électricité en France : focus sur le nucléaire

La France s’est dotée d’un mix énergétique diversifié pour répondre à la demande croissante en électricité. Le pays a su développer une infrastructure puissante et fiable, interconnectée avec ses voisins européens. 

La production d’électricité en France repose sur un éventail de sources. Parmi celles-ci, le nucléaire occupe une place dominante depuis plusieurs décennies. Actuellement, 63 % de l’électricité produite en France provient des centrales nucléaires (1), avec un réseau de 56 réacteurs répartis dans 18 centrales nucléaires à travers le territoire (2), faisant du pays l’un des leaders mondiaux dans ce domaine.

Ces installations fournissent une puissance totale d’environ 61,5 gigawatts (GW). Grâce à cette capacité, la France peut répondre à une grande partie de sa demande électrique nationale, ce qui en fait un acteur clé de l’autosuffisance énergétique.

Une production d'énergie électrique au plus bas depuis 1988

La production nucléaire française a fortement baissé, passant de 360,7 TWh en 2021 à seulement 279 TWh en 2022. Sur les 18 centrales, 2 sont restées indisponibles durant l’année 2022, et la centrale de Flamanville pendant près de 8 mois. 

Cette indisponibilité est la résultante :

  • du programme “Grand Carénage” engagé par EDF en 2014
  • de la perturbation du calendrier de maintenance suite à la crise sanitaire
  • de la découverte du phénomène de corrosion sous contrainte 

La place des énergies renouvelables dans le mix électrique

Quelques enseignements préalables :

  • La production d’énergie hydraulique a atteint son plus bas niveau depuis la fin des années 70 en raison des conditions climatiques
  • L’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque connaissent un volume de production installée record, avec 5 GW de plus en 2022
  • Malgré le volume record, il est nécessaire d’accélérer la cadence d’installation de moyens renouvelables pour atteindre les objectifs de neutralité carbone

L'hydraulique : seconde source de puissance électrique

Grâce aux investissements massifs d’EDF après guerre, la France se classe dans le TOP 3 des pays européens avec le plus de production hydroélectrique. Même si l’hydraulique reste le deuxième secteur de production d’électricité française – 49,6 TWh -, les conditions climatiques particulièrement sèches de 2022 ont amoindri la production de près de 20%,

C’est la région Auvergne-Rhône-Alpes qui concentre près de la moitié de la production hydraulique, suivie par l’Occitanie. La centrale hydraulique de Grand’Maison, avec ses 12 turbines et ses 1,8 MW de puissance installée, représente à elle-seule 9% de la puissance du parc hydraulique EDF. 

Eolien, solaire ... D'autres sources d'énergie électrique exploitées

L’énergie éolienne se démarque en raison de son fort potentiel de développement. Les parcs éoliens se multiplient, notamment sur la terre ferme, avec 1,9 GW d’installé en 1 an. L’année 2022 marque aussi l’éclosion du premier parc éolien off-shore, au large de Saint-Nazaire, avec une puissance de 480 MW. 

Le solaire photovoltaïque est également en pleine expansion dans l’hexagone, avec une production qui a augmenté de 30,6% dans l’hexagone. Les régions méridionales sont les plus concernées par cette hausse. 

Malgré ces belles évolutions, la France reste loin du compte pour respecter les objectifs du PPE – Programmation Pluriannuelle de l’Energie -, qui demande pour 2023 :

  • 20,1 GW de parc solaire – contre 15,7 GW en 2022
  • 24,1 GW d’éolien terrestre – contre 20,6 GW en 2022

L’éolien est également à la traine par rapport aux voisins européens, comme l’Allemagne (+65 GW de puissance installée) ou le Royaume-Uni (presque 30 GW). 

Vers une redéfinition du parc de production français

Bien que le nucléaire ait été une force motrice dans le mix énergétique français, le pays s’est engagé à augmenter la part des énergies renouvelables. Des efforts considérables sont déployés pour développer l’éolien, le solaire et l’hydroélectricité, afin de réduire la dépendance au nucléaire et aux combustibles fossiles.

Plus de GW alloués aux énergies renouvelables

Selon les chiffres de RTE – Réseau de Transport d’Electricité -, le parc de production d’électricité en France est réparti comme suit :

  • 61,4 GW de nucléaire
  • 25,9 GW d’hydraulique
  • 21,2 GW d’éolien terrestre et offshore – + 2,4GW par rapport à 2021
  • 15,7 GW de solaire – +2,6 GW par rapport à 2021
  • 12,8 GW de gaz
  • 3,1 GW de fioul
  • 2,3 GW de thermique renouvelable et déchets
  • 1,8 GW de charbon

Des objectifs ambitieux pour 2030

Le gouvernement français a mis en place plusieurs politiques énergétiques pour soutenir cette transition. Voici quelques-uns des objectifs du gouvernement (10) :

  • augmenter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % de cette consommation en 2030 

  • atteindre 40 % de la production d’électricité d’origine renouvelable 

  • atteindre 38 % de la consommation finale de chaleur d’origine renouvelable 

  • atteindre 15 % de la consommation finale de carburant d’origine renouvelable 

  • atteindre 10 % de la consommation de gaz d’origine renouvelable 

  • multiplier par cinq la quantité de chaleur et de froid renouvelables et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid à l’horizon 2030

La consommation électrique française, dépendante des importations

L’électricité ne connaît pas de frontières, et la France entretient des liens étroits avec ses pays voisins grâce à un réseau d’interconnexions électriques. Ces connexions transfrontalières contribuent à la stabilité du réseau électrique français.

La France et ses pays voisins producteurs d'électricité

Les interconnexions électriques permettent à la France d’importer de l’électricité lorsque la demande intérieure dépasse la production nationale ou lorsque certaines sources d’énergie renouvelable locales sont insuffisantes pour répondre à la demande. Elles facilitent aussi l’exportation d’excédents d’électricité lorsque la production nationale est supérieure à la demande intérieure.

Pour la première fois depuis les années 80, la France a importé plus d’électricité qu’elle n’en a exporté, rendant le solde exportateur négatif, à -16,5 TWh pour l’année 2022. Parmi les principaux pays partenaires de la France dans ces échanges internationaux figurent l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, l’Italie et la Suisse (9).

Echanges électricité en Europe en 2022
https://analysesetdonnees.rte-france.com/bilan-electrique-echanges#Detailparfrontiere

Une interconnection énergétique qui impacte les prix de l'électricité

Le prix de l’électricité a considérablement augmenté au printemps et à l’été 2022, et ce dans toute l’Europe. Et la situation du parc français de production, avec un solde exportateur négatif, n’a pas spécialement aidé pour contrer l’inflation grandissante des prix de l’électricité. 

Le prix de l’électricité est aussi régi par une règle simple : il est calculé selon le moyen de production avec le temps de réponse le plus fiable en fonction de la demande. Et ce moyen de production est la centrale à gaz. Le prix de l’électricité dépend donc du prix du gaz, et le gaz n’est plus une énergie produite en France. De facto, le prix de l’électricité dépend foncièrement des exportations, et du contexte global en Europe. 

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Questions fréquemment posées

Est-ce que la France est autonome en électricité ?

La France dispose de toutes les capacités pour être autonome en électricité, grâce à son parc nucléaire, aux moyens hydroélectriques et au développement des énergies renouvelables. Pour autant, en 2022, son solde exportateur a été négatif : elle a importé plus qu’elle n’a exporté. En cause ? Des centrales nucléaires indisponibles et des ressources en eau contrariées par des conditions climatiques très sèches. 

Quel pays fournit de l'électricité à la France ?

La France peut importer de l’électricité de ses pays voisins grâce à des interconnexions électriques. Les principaux pays fournisseurs d’électricité à la France sont l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, l’Italie et la Suisse.

Quelle est l'origine principale de l'électricité consommée en France ?

La principale source d’électricité consommée en France est d’origine nucléaire, soit 63% du mix énergétique. Suivent l’énergie hydraulique, éolienne et solaire. La consommation d’électricité en France, en 2022, est à son plus bas niveau depuis une dizaine d’années, avec 459,3 TWh consommées. 

Qui fournit l'électricité en France ?

L’électricité en France est fournie par une vingtaine d’acteurs, dont les plus connus sont les fournisseurs historiques – EDF, Engie, Total Energies. Depuis l’ouverture du marché à la concurrence, en 2007, d’autres fournisseurs, notamment verts, prennent de plus en plus de place en France, notamment ilek, ekwateur ou Octopus. 

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