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DPE D : des performances énergétiques moyennes

Un diagnostic de performance énergétique a pour but d’informer le futur acquéreur ou locataire d’un logement en dressant un bilan de celui-ci. Ce bilan concerne deux éléments : la consommation de l’habitation en énergie primaire et son émission de gaz à effet de serre. Il existe une classification pour ce type de diagnostic, qui va de la lettre A pour les biens les plus performants à la lettre G pour les plus catastrophiques. 

Un DPE D correspond en la matière à des performances moyennes. Mais qu’est-ce que cela signifie d’un point de vue pratique ? Le logement qui dispose d’une telle étiquette souffre-t-il de factures énergétiques démesurées ? Est-ce un bon calcul d’envisager des travaux pour passer d’un DPE D à un autre mieux noté ? Des aides en la matière existent-elles ?
Ce qui suit devrait vous permettre d’y voir plus clair.

DPE D pour une maison ou un appartement : statistiques et conséquences

La classe énergétique la plus répandue

Si l’on considère l’ensemble des résidences principales au 1er janvier 2022, la répartition en fonction de l’étiquette des DPE s’établit comme suit (1) : 

  • 2% des biens ont un DPE A
  • 3% un DPE B
  • 24% un DPE C
  • 32% un DPE D
  • 22% un DPE E
  • 10% un DPE F
  • 7% un DPE G

Ainsi, les DPE D sont les plus répandus. On constate également que les Bâtiments Basse Consommation (A ou B) représentent encore une part très marginale des logements. Les passoires thermiques (F ou G), quant à elles, concernent environ un logement sur six.

Si l’on considère le type de logements, 33% des appartements affichent un DPE D. La proportion est quasiment la même pour les maisons (32%)

Quelle consommation pour un diagnostic énergétique D ?

Avant de rentrer dans les chiffres, le fait que la majorité des résidences principales aient un DPE D indique que si ces logements ne sont pas particulièrement performants, ils ne consomment pas des quantités d’énergie démesurées. En outre, le confort lorsque l’on y vit est très acceptable.

Pour avoir un DPE D, une habitation doit remplir, selon le principe du double seuil, l‘une des conditions suivantes (c’est en fait la plus mauvaise performance, selon les deux critères d’un DPE, qui est retenue) : 

  • La consommation énergétique se situe annuellement entre 181 et 250 kWh/m².
  • L’émission de CO2 est comprise entre 31 et 50 kg/m² et par an.

Les conséquences d'un DPE immobilier sur les factures 

Très logiquement, l’étiquette associée à un DPE a des conséquences sur les factures énergétiques. Les chiffres suivants constituent naturellement une estimation, car il est délicat de mesurer exactement les dépenses d’un logement en termes d’énergie.

Néanmoins, on estime qu’une habitation dont le DPE est D a des factures énergétiques comprises entre 1000 et 1250€ par an (2). A titre de comparaison, un DPE F induit des factures annuelles situées entre 1600 et 2300€. Un DPE A, le plus performant, est associé à des dépenses qui avoisinent les 250€.

Faut-il faire des travaux de rénovation énergétique dans un logement D ?

Un bien immobilier dont le DPE est D possède un atout incontestable : les travaux nécessaires pour améliorer son étiquette ne sont pas structurels et ne nécessitent pas de rénovation globale. Les coûts associés sont donc relativement limités. Ainsi, il apparaît intéressant de saisir l’opportunité, pour au moins deux raisons : 

  • Si les travaux représentent un investissement, ils seront partiellement compensés par la baisse future des factures énergétiques.
  • Aujourd’hui, un bien dont le DPE est D se situe dans la moyenne. Mais dans le futur, sur le marché locatif, les logements E, F et G seront progressivement interdits (Pour la catégorie E, cela interviendra au 1er janvier 2034). Ainsi, à terme, la note D deviendra la moins performante

Les travaux nécessaires (3)

Avant toute chose, passer d’un DPE D à un autre plus performant passe nécessairement par la réalisation d’un audit énergétique. Ceci permet en effet de situer les points faibles du logement en termes de consommation énergétique et d’y apporter les solutions appropriées. 
Voici les principaux postes qui devraient vous permettre d’améliorer les performances du logement : 

  • Remplacement du simple vitrage par du double vitrage.
  • Contrôler l’état des menuiseries et les changer si elles sont défectueuses.
  • Isoler correctement les toits et les murs, qui représentent à eux seuls respectivement 30 et 25% des déperditions thermiques d’un logement (4).
  • S’orienter vers un mode de chauffage plus écologique, comme une pompe à chaleur, une chaudière à bois ou un poêle.
  • Installer une VMC performante (le système à double flux constitue un vrai plus en la matière).

Les aides disponibles

Le fait qu’un logement soit en catégorie D, par rapport aux notes plus basses, n’affecte pas les aides auxquelles vous pouvez prétendre. Seul le bonus “sortie de passoire thermique”, associé aux DPE F et G, est logiquement inaccessible. 

Les principales aides sont

  • Ma Prime Rénov’, dont le montant dépend des revenus du foyer. Il existe un plafond de 20.000€ par logement.
  • Dans ce dispositif, il existe un bonus spécial si les travaux entrepris permettent d’obtenir le statut de Bâtiment Basse Consommation. Ce bonus est compris entre 500 et 1500€.
  • Le prêt à taux zéro permet d’emprunter jusqu’à 15.000€, en ne remboursant par la suite que le capital, sur une durée de quinze ans.
  • Les Certificats d’économie d’énergie sont des primes versés par les fournisseurs d’énergie.
  • Pour les travaux de rénovation énergétique, la TVA n’est que de 5,5%.
  • Selon les régions et les départements, il existe des aides locales.

Questions fréquemment posées

Le DPE est-il obligatoire ?

Aujourd’hui, tous les acteurs du marché immobilier sont concernés par le DPE. Il faut savoir qu’il est obligatoire dans le cadre de la mise en vente ou la mise en location d’un logement. Si au départ, ce diagnostic était purement informatif, les réformes survenues en 2013 et 2021 lui ont donné un poids supplémentaire. Il est en effet opposable, ce qui signifie que si une erreur a été commise dans l’étiquette attribuée lors d’une vente, le nouveau propriétaire est en droit de demander réparation auprès du vendeur.

Quel DPE est bon ?

Il existe une classification pour les DPE, qui va de la lettre A pour les logements les plus performants à la lettre G pour les plus catastrophiques. Rappelons que ce diagnostic ne s’intéresse pas uniquement à la consommation d’énergie, mais également à l’émission de gaz à effet de serre. Les catégories A et B correspondent à des Bâtiments Basse Consommation et sont donc les meilleures. Elles concernent les habitations très peu énergivores et particulièrement respectueuses de l’environnement. Néanmoins, et cela est surtout vrai pour l’étiquette A, elles sont très difficiles à atteindre dans le cadre d’une rénovation et sont généralement attribuées à des logements neufs. 
La catégorie C correspond à des performances très correctes en la matière, avec une consommation annuelle d’énergie comprise entre 111 et 180 kWh/m², et des émissions de CO2 se situant entre 12 et 30 kg/m².

C'est quoi la classe D d'un DPE ?

Pour avoir un DPE D, une habitation doit remplir, selon le principe du double seuil, l’une des conditions suivantes (c’est la plus mauvaise performance, selon les deux critères d’un DPE, qui est retenue) : 
– La consommation énergétique se situe annuellement entre 181 et 250 kWh/m².
– L’émission de CO2 est comprise entre 31 et 50 kg/m² et par an.

On estime qu’une habitation dont le DPE est D a des factures énergétiques annuelles comprises entre 1000 et 1250€. A titre de comparaison, un DPE F induit des factures entre 1600 et 2300€. Un DPE A, le plus performant, est associé à des dépenses qui se situent aux alentours de 250€.

Comment améliorer le DPE d'un appartement ou d'une maison ?

Les travaux de rénovation énergétique sont indispensables pour améliorer le DPE d’un logement. Ceci est très avantageux, car cela permet de faire baisser les factures énergétiques et de valoriser le bien en question. D’autre part, de nombreuses aides sont disponibles pour faire sensiblement baisser le coût des travaux.

La réalisation d’un audit énergétique est indispensable avant de lancer un chantier, car il va permettre de déterminer avec précision les défauts les plus importants de l’habitation, qu’il faut améliorer en priorité. Il est souvent conseillé de se pencher sur le remplacement du simple vitrage par du double vitrage, l’isolation des toits et des murs, le changement de mode de chauffage en s’orientant vers un système écologique, et l’installation d’une VMC double flux.

Sources

 

(1) https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/le-parc-de-logements-par-classe-de-performance-energetique-au-1er-janvier-2022-0#

(2) https://heero.fr/prime-eco-energie/performance/dpe/classe/d/

(3) https://www.dimo-diagnostic.net/actualite-diagnostic-immobilier/dpe-classe-d

(4) https://www.maisonapart.com/edito/construire-renover/performance-energetique/isolation—quelles-sont-les-zones-de-deperditions-10633.php

 

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