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Comment se Lancer dans la Rénovation Energétique ? Aides & Travaux

La rénovation énergétique d’un logement constitue un ensemble de travaux visant à réduire les factures et agir positivement pour la planète. L’isolation des combles, des murs ou des planchers constitue une démarche importante en ce sens, de même que le choix d’un appareil de chauffage performant et non polluant. À côté de cela, il existe de nombreuses astuces faciles à mettre en place pour optimiser sa consommation énergétique et éviter le gaspillage.

Pour inciter les ménages à entreprendre ces travaux, l’État a mis en place une multitude d’aides, qui permettent de baisser les coûts de manière significative. Il est important de bien les connaître, car elles sont en général accessibles à tous, et il est même possible de les cumuler.

La maîtrise de sa consommation : une première étape pour économiser sur sa facture énergétique

Réduire sa facture ne nécessite pas parfois de grands travaux de rénovation. Parfois, un simple suivi de consommation permet de savoir où l’on en est de sa consommation énergétique et d’adopter des gestes efficaces et durables. Accessible depuis l’espace client de votre fournisseur d’énergie, il permet, sous forme de graphiques, d’évaluer sa consommation à différentes échelles de temps : quotidienne, mensuelle ou annuelle.

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Définition de la rénovation énergétique

La rénovation énergétique regroupe tous les travaux qui permettent d’optimiser la consommation d’énergie d’une habitation. Son objectif est de rendre une maison ou un appartement moins énergivore.

Pourquoi faut-il rénover son bien ?

Les bienfaits de la rénovation énergétique sont très concrets. Si les dépenses en électricité et en gaz sont réduites, cela n’est pas le seul avantage. Une habitation bien isolée est un endroit où l’on se sent bien, car la température y est régulée tout au long de l’année. On parle de confort thermique.

Une maison efficace d’un point de vue énergétique constitue un atout sérieux en cas de vente. On estime que le prix d’un bien mal isolé est 3,9% moins élevé qu’un bien de la même superficie qui affiche de meilleures performances énergétiques. Dans le cadre d’une vente, de mauvaises performances énergétiques sont considérées comme un levier de négociation par 60% des acheteurs potentiels.

La rénovation énergétique est l’un des leviers essentiels dans la lutte contre le réchauffement climatique et l’émission de gaz à effet de serre. En France, le logement représente à lui seul près d’un tiers (30,64%) de la consommation énergétique nationale : optimiser notre consommation, c’est un geste significatif pour notre planète, alors que l’objectif affiché est de parvenir à la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Comment mesurer la performance énergétique de son logement ?

La consommation en énergie d’une maison ou d’un appartement est définie par sa classe énergétique. Celle-ci est incluse dans le DPE : Diagnostic de Performance Énergétique. Le DPE est aujourd’hui obligatoire en cas de vente ou de location d’un bien immobilier.

Le diagnostic classe les logements en sept catégories allant de A à G. La lettre A correspond aux meilleures performances, alors que G concerne les passoires thermiques, c’est-à-dire les biens les plus énergivores. À partir du 1er janvier 2025, les DPE G ne pourront plus être loués. Cette interdiction s’étendra aux DPE F le 1er janvier 1928 et aux DPE E le 1er janvier 2034.

Jusqu’en 2024, les petites surfaces étaient désavantagées dans le DPE. Les dépenses énergétiques fixes ramenées au faible nombre de mètres carrés les faisaient reculer dans la hiérarchie. En juillet 2024, une nouvelle méthode de calcul sera appliquée pour les surfaces inférieures à 40m2 afin de rendre leur DPE plus conforme à leurs performances réelles.

Un particulier ne peut pas réaliser lui-même le DPE de son logement. Seul un professionnel agréé est habilité à le faire. On trouve dans le diagnostic des informations liées à la consommation électrique annuelle, exprimée en kWh, et à l’émission de gaz à effet de serre.

Quel est le lien entre rénovation énergétique et transition énergétique ?

La transition énergétique désigne, sur un territoire donné, l’ensemble des transformations des systèmes de consommation, de production et de distribution dans le but de les rendre plus respectueux de l’environnement. La rénovation énergétique en fait donc partie.

La France, par l’intermédiaire d’une loi promulguée le 17 août 2015, s’est dotée d’objectifs précis dans le cadre de la transition énergétique :

  • Diviser par deux la consommation énergétique d’ici 2050 par rapport au niveau constaté en 2012.
  • Diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.
  • Diminuer de 30% par rapport à 2012 la consommation d’énergies fossiles.
  • Augmenter de 32% d’ici 2030 la part des EnR dans notre consommation.
  • Améliorer les performances énergétiques de l’ensemble des bâtiments.

Quels sont les différents travaux de rénovation ?

Améliorer l’isolation thermique

Les travaux liés à l’isolation thermique sont incontournables dans le cadre d’une rénovation énergétique, car ils permettent de réduire les besoins en chauffage ou climatisation. L’objectif est ici d’éviter les déperditions de chaleur. De nombreuses parties d’une habitation sont concernées par l’isolation, voyons lesquelles.

L’isolation de la toiture est un poste essentiel, que l’on conseille souvent de faire en priorité. Ce type d’isolation entraîne une économie d’énergie particulièrement importante pour un coût relativement peu élevé. On estime qu’un toit mal isolé est responsable d’environ 30% de la déperdition de chaleur dans une habitation. La chaleur a tendance à monter naturellement : le toit représente donc un endroit “idéal” pour qu’elle puisse s’échapper.

En savoir plus :

Grâce à l’isolation par l’extérieur – aussi appelée ITE -, l’étanchéité du mur est améliorée, ce qui réduit les risques de condensation. Attention : les travaux pour réaliser une isolation des murs par l’extérieur sont lourds et onéreux. Ils doivent être réalisés par une entreprise spécialisée, à l’aide d’un échafaudage. Si la façade du bâtiment est modifiée, l’obtention d’un permis d’urbanisme est indispensable.

Ce type d’isolation est efficace et élimine le problème de condensation sur les parois froides. Le confort dans le logement est nettement amélioré. L’isolation par l’intérieur (ITI) représente un investissement moins important que l’ITE. Elle est également plus facile et plus rapide à réaliser.

Elle a pourtant un inconvénient : l’isolant est ajouté à l’intérieur des parois, il faut donc trouver des parades pour isoler ses murs intérieurs sans perdre de place. Il faut savoir également que les habitants du logement peuvent être obligés de quitter les lieux durant les travaux.

Ce n’est pas considéré comme une priorité, mais l’isolation des planchers peut parfois réduire de 10% les déperditions de chaleur dans un logement. Un plancher peut être isolé par le haut ou par le bas – on parle notamment d’isolation sous parquet. Cette dernière technique est le plus souvent plébiscitée, car elle a l’avantage d’être plus simple à mettre en place.

Remplacer les ouvrants

Les fenêtres mal isolées, fréquentes dans les logements anciens, représentent 15% environ des pertes de chaleur. La principale technique consiste à opter pour du double ou triple vitrage. Ceci a également pour avantage d’être très efficace d’un point de vue phonique. Les contours de fenêtres ne doivent pas non plus être laissés de côté. Pour cela, l’emploi de matériaux tels que le bois ou le PVC sont recommandés.

Une porte d’entrée est en contact direct avec l’extérieur et peut constituer un pont thermique important. Un changement de porte est possible, mais il existe plusieurs astuces pour ne pas en arriver à cette solution extrême.

Les poses de nouveaux joints, d’un seuil de porte, d’un vitrage ou encore d’un rideau thermique constituent des méthodes efficaces et relativement peu onéreuses.

Retrouvez nos autres astuces

Renouveler l’air dans un logement est indispensable pour maintenir sa qualité. Pour cela, il est facile d’ouvrir fréquemment les fenêtres, mais cela entraîne des courants d’air froid en hiver ou réchauffe l’habitation en été.

L’installation d’une ventilation à simple ou double flux permet à l’air de circuler en continu dans les différentes pièces de la maison : le gaz carbonique et l’humidité sont ainsi éliminés.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Améliorer les équipements de chauffage

Le chauffage représente les deux-tiers de la dépense énergétique globale d’un foyer. Il est donc primordial, dans le cadre d’une rénovation énergétique, d’améliorer son système de chauffage. L’objectif est de remplacer des appareils peu performants pour d’autres plus modernes, moins énergivores et tout aussi efficaces.

Créé en 2000, le label Flamme Verte récompense l’utilisation du bois par des appareils de chauffage efficaces. Pour obtenir cette distinction, un équipement doit répondre à un certain nombre de critères quant à ses performances énergétiques et ses émissions polluantes.

Quelles aides pour la rénovation énergétique en 2024 ? Comparatif

Dans la cadre de la transition énergétique, l’État a mis en place de nombreuses aides pour inciter les ménages à effectuer des travaux de rénovation. Ces aides prennent différentes formes : prêts, primes, subventions, crédit avantageux, réductions d’impôts…

Il n’est pas forcément aisé de s’y retrouver et de savoir précisément à quel dispositif on a droit, d’autant plus qu’il ne s’agit pas forcément de choisir entre plusieurs aides : certaines sont en effet cumulables.

MaPrimeRénov'

Il s’agit d’un dispositif de l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat) qui finance les travaux d’isolation d’un logement et l’installation d’un système de chauffage ou de production d’eau chaude performant et respectueux de l’environnement. MaPrimeRénov’ est accessible à tous les propriétaires, qu’ils soient occupants ou bailleurs.

Parallèlement à MaPrimeRénov’, il existe MaPrimeRénov’ Copropriété et Loc’Avantages. Ce dernier dispositif permet de bénéficier d’un avantage fiscal lors de la mise en location d’un bien possédant un certain niveau de performance énergétique.

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

Cet éco-PTZ existe depuis 2009 et peut être accordé uniquement par les banques partenaires de l’État. Les ménages qui en bénéficient dans le cadre de la rénovation énergétique de leur logement se voient prêter de l’argent à taux d’intérêt nul, sans aucun frais de dossier. Il n’existe pas de condition de revenus pour en bénéficier. Son montant est plafonné : 50.000€ pour les maisons individuelles et 30.000€ pour les appartements.

Lors de la demande de prêt, il convient d’avoir en sa possession l’intégralité des devis qui concernent la rénovation. Ces devis doivent avoir été réalisés par un artisan reconnu garant de l’environnement (RGE).

La prime CEE

Cette prime s’inscrit dans le cadre des Certificats d’Économie d’Énergie. Elle est versée par les fournisseurs d’énergie pour inciter leurs clients à réaliser des économies.

Ce dispositif repose sur le principe du pollueur-payeur : les fournisseurs d’énergie sont obligés de verser un certain montant de primes pour compenser les nuisances liées à leur activité. En cas de manquement, les amendes peuvent être très lourdes.

Tous les ménages, quels que soient leurs revenus, sont éligibles à la Prime CEE. Elle est complétée par la prime “Coup de Pouce Chauffage”, afin d’encourager les particuliers à remplacer un système de chauffage polluant par un autre plus performant et écologique.

Les autres aides pour la rénovation

Il est exclusivement réservé aux revenus très modestes et modestes. Le chèque énergie peut être utilisé pour financer des travaux de rénovation énergétique ou pour régler les factures d’électricité ou de gaz du logement.

Tous les travaux qui améliorent la performance énergétique d’un logement bénéficient d’un taux réduit de TVA à 5,5%. Il existe également un taux intermédiaire de 10% pour divers travaux qui n’ont pas de réel impact sur les consommations d’énergie.

En complément de celles accordées par l’État, les régions, les départements et les communes peuvent accorder des aides dans le cadre de la rénovation énergétique des logements. Les critères d’obtention et les montants accordés varient d’une zone géographique à l’autre : il est fortement conseillé, lorsque l’on envisage ce type de chantier, de se rapprocher de la collectivité territoriale concernée.

Effectuer des travaux de rénovation énergétique peut permettre d’être exonéré de taxe foncière. Cela concerne exclusivement les propriétaires de logements anciens, achevés avant 1989.

Le taux d’exonération peut être total ou partiel (50%) et la durée variable (3 à 5 ans) : ceci est décidé lors d’une délibération de la collectivité qui propose cette exonération.

Qui peut engager des travaux de rénovation énergétique ?

Tous les propriétaires peuvent engager des travaux de rénovation énergétique, qu’ils habitent eux-mêmes le logement ou qu’ils soient bailleurs. Ils peuvent à ce titre prétendre à certaines aides, de même que les syndics de propriété, qui disposent d’aides dédiées.

Les bâtiments publics sont quant à eux concernés par le Programme Action des collectivités territoriales pour l’efficacité énergétique (ACTEE). Le dispositif a été lancé en juillet 2020. Il est financé par les Certificats d’Économie d’Énergie.

Enfin, depuis septembre 2023, un plan existe pour permettre la rénovation énergétique des bâtiments publics et des écoles. Un Fonds Vert dédié a été spécialement mis en place, dont 500 millions d’euros sont alloués à ces dernières.

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